L'actualité des familles et des associations familiales dans le Bas-Rhin

 
 

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Actualité des familles
27.08.2015
Les familles et la rentrée

Les familles et la rentrée

 

La rentrée des classes a lieu le 1er septembre 2015 pour 13 millions d'élèves et 1 million de personnels de l'Education nationale. C'est un moment important pour les écoliers, les collégiens, les lycéens et pour leurs parents. Les associations familiales sont attentives au fait que les familles vivent cette rentrée scolaire dans les meilleures conditions possibles. Elles alertent les pouvoirs publics sur les difficultés rencontrées. Elles font des propositions dans l'intérêt des familles.


 

FAMILLES DE FRANCE

Pour la 31ème fois, les enquêteurs bénévoles de Familles de France ont parcouru les hypermarchés, supermarchés, et magasins spécialisés durant la période estivale et ont relevé dans toute la France les prix d'une liste de fournitures type permettant d'établir le coût moyen de la rentrée en 6ème. Cette année le coût moyen s'élève à 190,42 € soit + 0,7%. Ecouter les conseils de Delphine Borne : chargée de mission Consommation au sein de l'association, qui donne quelques conseils pour bien choisir les fournitures (interview réalisée le 18 août 2015)

https://www.youtube.com/watch?v=2SLnt_7jKPM

 

CONFEDERATION SYNDICALE DES FAMILLES

La CSF, présente dans le Bas-Rhin avec 15 associations locales, réalise chaque année auprès des familles adhérentes une enquête (nationale) sur le coût de la scolarité. En 2015, le constat est préoccupant.

Le seul poste des fournitures scolaires croît de façon inquiétante avec des listes de fournitures conséquentes, certaines pouvant contenir jusqu'à 71 articles. La CSF demande à ce qu'elles soient considérées comme produits de première nécessité, soumises à la TVA à 5,5 % au lieu de 20 %.

La hausse la plus significative constatée par les familles revient à l'équipement sportif exigé par les établissements (a minima, deux paires de baskets, une pour l'intérieur et une pour l'extérieur, un maillot de bain) et considéré par les enfants comme un marqueur social. Le coût des manuels scolaires connaît de fortes inégalités sur le territoire national, en raison de politiques régionales différentes. Pour les familles qui n'ont pas la chance de bénéficier d'une aide publique, la facture de la rentrée grimpe de manière conséquente avec une dépense moyenne en livres scolaires de 264,62 € pour une classe de 2de Générale, et 283,55 € pour un jeune scolarisé en 1ère STI. Or, l'Allocation de Rentrée Scolaire n'augmente pas en 2015 et sa modulation est très insuffisante. On constate une variation de seulement 33,27 € (soit 9,17%) entre un enfant en primaire et un jeune au lycée tandis que l'écart constaté pour les dépenses est de 255,27 € (soit 168 %). Le calcul des bourses ou des allocations attribuées à la famille est établi à partir du revenu n-2. Or, les revenus fluctuent tellement que les familles n'ont plus les mêmes moyens d'une année sur l'autre, ce qui engendre de grandes crispations au moment de l'annonce du montant de ces aides. L'ARS s'arrête après 18 ans. Qu'en est-il des élèves qui ont redoublé une (ou deux) fois et qui débuteraient une classe de 1ère ou de terminale à 18 ans révolu ? L'ARS devrait pouvoir être versée jusqu'au baccalauréat. Une proposition de loi projette que l'ARS ne soit plus versée aux familles des enfants placés à l'Aide Sociale à l'Enfance, mais sur un compte de la Caisse des dépôts et consignations. Il s'agit d'un détournement préjudiciable à l'intérêt de l'enfant : l'ARS doit être en mesure de favoriser le maintien des liens entre parents et enfants.

Les inégalités sont surtout sociales : fracture numérique, culturelle (illettrisme), résidentielle (familles sans domicile), barrière de la langue… Des interrogations pointent concernant la fusion des régions. Quelle sera de la règle des dotations, par exemple aux lycées quand 2 régions avaient des orientations différentes sur les aides ? Comment les transports seront-ils pris en charge ? Quelles mesures seront mises en place pour les enfants handicapés ?

La CSF réclame une meilleure prise en compte de l'ensemble des familles, non pas en fonction de la situation (ou de l'âge) théorique mais à partir de la situation réelle de leurs enfants.

L'étape du lycée terminée, poursuivre ses études est un luxe ! Aux dépenses « classiques » liées à la scolarité il faut ajouter loyer d'un logement, transport, alimentation et bien souvent livres, ordinateur (etc.). Les bourses permettent de couvrir une partie des dépenses mais sont loin de combler le différentiel ressources/charges.

La CSF revendique la création d'un revenu d'autonomie du Jeune (RAJ).

La généralisation de la modification des horaires scolaires à tous les établissements à la rentrée 2014 ne démontre pas une réelle amélioration d'un rythme respectueux de l'enfant. Bon nombre de communes peinent à assurer la mise en oeuvre des nouvelles activités péri-éducatives (TAP). Les contributions des familles augmentent en raison de la stagnation des dotations de l'État et de communes qui ne veulent ou ne peuvent pas assumer cette dépense.

A télécharger / Coût de la scolarité : le dossier 2015

 

FAMILES RURALES

En période de rentrée, les associations familiales sont particulièrement attentives à tout ce qui peut grever le budget des familles. Chaque été, les veilleurs consommation de Familles Rurales relèvent les prix de 8 fruits et 8 légumes. Ils distinguent leur origine mais aussi la surface de vente (hyper/supermarchés, hard-discounts, marchés). Un relevé de prix est aussi réalisé pour les fruits et légumes issus de l'agriculture biologique. Durant l'été 2015, ce sont 69 veilleurs qui ont relevé les prix dans 37 départements français. Les associations Familles Rurales s'inquiètent particulièrement de la hausse des prix des fruits en cette rentrée 2015.

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